L'itinéraire

Troisième album (sorti le 20/05/03) avec "Je suis de celles", "Dis lui oui" ou "Monospace" entre autres

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L'itinéraire

Message par Webmaster »

Donnez votre avis...
/
/ Y'a des détails qui trompent pas
/ Y'a Bénabar qu'habite chez moi...
/__________________________________
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Marina
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Message par Marina »

C'est la nouvelle chanson qui m'a le plus touchée en showcase.
La situation que tout le monde a vécue. On reconnait les expressions, les réflexions et les indications merdiques... et puis il y a la dernière phrase : simple et émouvante...

J'ai hâte de la réentendre... demain !!!! :tourne: :tourne: :tourne:
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Sophie
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Message par Sophie »

moi aussi, je crois que c'est une de mes préférées du nouvel album... "si on reconnait quelqu'un à  ses copains"... tellement vrai :-)p
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Pauline
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Message par Pauline »

j'aime beaucoup moi aussi une des premieres que je fredonne à  la première écoute et on s'y retrouve...."elle était pas digne de toi,faut surtout pas que tu la regrettes, en plus elle te trompait, on le sait on se l'est tous faite" J' ADORE
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Num
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Message par Num »

un sujet assez banal au début. Au milieu, ça vanne fortement (la copine du copain). Le final est assez émouvant, on s'y attendait pas du tout (le refrain le laisse penser en fait) et on se fait avoir comme à  chaque fois.
C'est tout Bénabar de savoir méler l'humour, le quotidien et les sentiments souvent doux amers.
Une chanson qui ne se perd pas en chemin en fait! :mrgreen:
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MAB
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Message par MAB »

Num a écrit :un sujet assez banal au début. Au milieu, ça vanne fortement (la copine du copain). Le final est assez émouvant, on s'y attendait pas du tout (le refrain le laisse penser en fait) et on se fait avoir comme à  chaque fois.
C'est tout Bénabar de savoir méler l'humour, le quotidien et les sentiments souvent doux amers.
Une chanson qui ne se perd pas en chemin en fait! :mrgreen:
itinéraire - chemin.... hummm c'est de l'humour non ? :tourne:
Un nouveau monde s'ouvre à  mes yeux : pas trop de boulot, pas mal de sport et de concerts si ce n'est pas le paradis qu'est-ce donc?
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Message par Klim »

Ds cette new chanson, on reconnait bien l'écriture de B. On imagine très bien la petite voiture en train de tourner depuis 1h. Je la trouve super au niveau de l'écriture, et elle est pr moi la meilleure de l'album.
"Je te parle sur le ton qu'je veux!"
Vinzz
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Message par Vinzz »

"Elle ressemble à  Jean Gabin" :mrgreen: :mrgreen:
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MAB
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Message par MAB »

Vinzz a écrit :"Elle ressemble à  Jean Gabin" :mrgreen: :mrgreen:
oui et une femme qui ressemble à  Jean Gabin ....... :shock: :peur: :surlecul:
Un nouveau monde s'ouvre à  mes yeux : pas trop de boulot, pas mal de sport et de concerts si ce n'est pas le paradis qu'est-ce donc?
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manou
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Message par manou »

une de mes preferees de l'album aussi... j'l'aime vraiment beaucoup et je m'y reconnais pas mal, le rythme est sympa aussi...
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arthur accroc
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Message par arthur accroc »

manou a écrit :une de mes preferees de l'album aussi... j'l'aime vraiment beaucoup et je m'y reconnais pas mal, le rythme est sympa aussi...
Toi, te perdre en allant à  une soirée ?? :-)))
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noemiz
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Message par noemiz »

Pauline a écrit :j'aime beaucoup moi aussi une des premieres que je fredonne à  la première écoute et on s'y retrouve...."elle était pas digne de toi,faut surtout pas que tu la regrettes, en plus elle te trompait, on le sait on se l'est tous faite" J' ADORE
idem, j'adore!
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manou
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Message par manou »

ah c'est facile, si t'etais venu t'aurais vu que le plan etait pas vraiment comprehensible (style "prendre la sortie villefranche" alors qu il y en a deux qui portent ce nom... forcement quand on prend la premiere, ce qui semble logique, ben apres on retrouve plus "le premier rond point"... ebjdcjdr... pis pour la peine, la soiree de ce soir, j y vais en navette, ce sera pas a 6 dans une petite voiture mais a 120 dans un bus... c'est cool aussi... sisi j'insiste)
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arthur accroc
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Message par arthur accroc »

manou a écrit :ah c'est facile, si t'etais venu t'aurais vu que le plan etait pas vraiment comprehensible (style "prendre la sortie villefranche" alors qu il y en a deux qui portent ce nom... forcement quand on prend la premiere, ce qui semble logique, ben apres on retrouve plus "le premier rond point"... ebjdcjdr... pis pour la peine, la soiree de ce soir, j y vais en navette, ce sera pas a 6 dans une petite voiture mais a 120 dans un bus... c'est cool aussi... sisi j'insiste)
Mais vous passez votre temps à  faire des soirées !?!?!

:jumpy: :jumpy: :jumpy: :jumpy: :jumpy: :jumpy:
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manou
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Message par manou »

non, une toutes les deux semaines, samedi c'était autre chose... ce soir ce sera plus sympa (avec Manou qui tient le bar pendant une demi heure, ca ne peut etre que grandiose :mrgreen: )

:jumpy: :jumpy: :jumpy: :jumpy: :jumpy: aussi ;o)
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Marina
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Message par Marina »

Marina a écrit :C'est la nouvelle chanson qui m'a le plus touchée en showcase.
La situation que tout le monde a vécue. On reconnait les expressions, les réflexions et les indications merdiques... et puis il y a la dernière phrase : simple et émouvante...

J'ai hâte de la réentendre... demain !!!! :tourne: :tourne: :tourne:
Je suis tout à  fait d'accord avec mon moi d'hier.
C'est encore mieux avec le saxo et l'accordéon !

(pardon d'insérer un commentaire sur le nouvel album de Bénabar dans la conversation Manou-Arthur)
Voilà ...
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Sophie
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Message par Sophie »

moi j'aime bien piano seul...
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si on reconnait quelqu'un a ses copains ..

Message par c-piche »

de loin ma preferée de l'album !!! j'ai vraiment hate de l'entendre en live ! arf ! je vais m'en remettre un coup ! je la trouve trop touchante cette chanson la ! trop vraie quoi !

si on reconnait quelqu'un a ses copains .. j'espere que les miens sont tres tres bien ....
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Quentin
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Message par Quentin »

C'est aussi ma préferée, elle peut tourner en boucle sur mon lecteur CD pendant des heures sans que je m'en lasse. Le final musical a un ptit côté Amélie Poulain, c'est magnifique :jumpy: :jumpy: :jumpy:
Barbelivien, ministre de la culture...
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Message par Doulf »

Je trouve que c'est celle qui ressemble le plus au Benabar que je connais et que j'aprécie. Ce qui ne veut pas dire que je n'aprécie pas le reste, cela va de soi.... o:-)
Un petit scénario plein d'humour et une musique vraiment sympa.
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Num
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Message par Num »

L'itinéraire : j'aime beaucoup, elle est beaucoup moins "futile" qu'elle n'en a l'air, elle est assez profonde tout en parlant d'une situation assez banale, qu'on a tous dû vivre (on est dans la voiture des la 15e seconde).

La musique se fait assez discrète tout au long de la chanson, elle embellit le texte sur le dernier couplet et continue sa route, toute seule.
Cette chanson c'est un peu l'anti-monospace (ou la pré-monospace voire post-monospace), il est seul avec ses copains, ils vont à  une fête, pas d'engagement pour l'avenir.

Le dernier couplet est très beau, une "déclaration" toute simple à  ses copains. Et pourtant, s'ils lui ressemblent, il n'est pas sûr qu'ils soient "très très bien" (j'aime pas trop cet adjectif), parce qu'ils ont tous couché avec la femme du conducteur quand même ("ça sert à  ça, les copains) et personne ne sait vraiment où ils vont (ou plutôt comment y aller).

Un thème qui fait très Bénabar (description de groupes, aléa qu'on a tous vécu et doutes envers soi, ses potes et sa place)
Au final, une très belle chanson, qui plait tout de suite mais ne se livre pas entièrement dès le début, une de mes préférées, touchante et drôle à  la fois, elle tombe juste, tout simplement (oui c'est facile à  dire)
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Message par poline08 »

L'itinéraire est une chanson que j'aime beaucoup.

Car en l'espace d'une minute Bénabar nous fait changer de pensé.
je m'explique: au départ cet homme est plutot dure avec ses potes on peut même se demander si ce sont vraiment des amis;
et ensuite il "retire son masque", il avoue que ses copains comptent beaucoup dans sa vie : "j'échangerais pas ma place même si on va dans le mur".

Tout ça aves le talent de 'scénariste' de Bénabar,la faculté qu'il a de transporté les gens à  l'écoute de ses chanson, c'est formidable!
Pour cette chanson je dis encore une fois :
Merci Bénabar tout simplement! :jumpy: :jumpy: :jumpy: :jumpy:
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Message par »

cette chanson me fait mal au bide...
au dernier couplet (magnifique par son apparente simplicite) ça se passe au niveau du coeur...


(le "tres tres bien" m'a gene au debut mais maitenant c'est plus le cas j'pense meme que ça met en valeur la simplicite qui (je crois) est recherchee...ejdçjdr)
Tu fais des ronds dans l'onirie
du ruisseau de nos réverbères
où les baleines angora tri-
cotent du plancton pour l'hiver.
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noemiz
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Message par noemiz »

moi, j'aime bien le "très très bien"... Je suis tt à  fait d'accord avec pô, il n'allait pas mettre extraordinaire ou quoique ce soit, juste très très bien...
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Message par Elaeudanla »

Comme dans ses albums précédents (avec "Bon Anniversaire" ou "Le 115") , Bénabar chante l'amitié, les risques du métier de copain, dans la chanson centrale de son dernier opus, "L'itinéraire". Le personnage qu'il y incarne est comme souvent à  la fois un observateur acéré et un acteur embarqué dans la même galère que les autres caractères croqués. Ici la galère est une "petite voiture", et le groupe de personnages, une bande d'amis en route vers une improbable fête et, surtout, en pleine déroute sur un itinéraire "formel" mais compliqué. Tout se joue donc dans l'entre-deux, dans l'espace intermédiaire, sur l'itinéraire qui mène à  Bonneval, et le but, jamais atteint, disparaît rapidement au profit de pérégrinations automobiles, verbales et mentales.
A l'écoute de cette chanson, on reconnaît immédiatement l'empreinte Bénabar, un sens de la dérision et du détail dans la création d'une tranche de vie. Mais à  cet aspect plutôt comique (tendance vachard) s'ajoutent un malaise et une tension liés à  la situation du huis clos amical symboliquement mis en déroute. La métaphore existentielle de l'itinéraire s'ouvre ainsi non sur le dénouement que constituerait une arrivée à  bon port mais sur une révélation en forme de déclaration amicale à -la-vie-à -la-mort.

Une tranche de vie

une situation quotidienne

Le cadre qui sert de décor et de substance à  la chanson se définit avant tout par sa banalité. Il s'agit d'une "petite voiture", d'une "fête" et d'une bande de copains sympathiquement appelés "les gars" ou "mon vieux". Bénabar offre un nombre de précision minimal : la voiture erre probablement en banlieue éloignée, aux confins de l'Essonne et du Loiret ( Bonneval - seul détail biographique facile à  décrypter, qui confirme l'idée qu'on a affaire à  une situation vécue) et en arrive logiquement à  se perdre en plein Loiret (Orléans) . Mises à  part ces quelques données géographiques précises mais délibérément fédératrices (région parisienne et province fusionnent), tout le décor de "L'itinéraire" est générique ; il n'y a pratiquement aucune qualification adjectivale : "la Nationale", "au rond point", "le bourg", "l'église", "l'autoroute" et même "l'étage".
De même, le nombre de noms propres semble volontairement réduit au strict minimum, dans une écriture presque diamétralement opposée à  celle d'un Souchon ou d'un Delerm, par exemple. Ainsi, la banalité choisie comme angle d'approche dans le choix de la situation (du vécu, à  n'en pas douter, pour tout le monde) comme dans la création du décor permet de donner d'emblée à  cette tranche de vie une dimension universelle. L'auditeur peut donc s'approprier la voiture, la bande de potes et la situation lose puisqu'elles sont chacune dotées d'une âme sans pour autant être étiquetées de façon définitive et fermée. De même, le langage choisi par Bénabar dans "L'itinéraire" est un langage dans lequel chacun peut se reconnaître.

le langage du quotidien

En harmonie avec le thème de la chanson, le langage choisi par Bénabar frappe surtout par sa fidélité au langage quotidien. On n'y trouve aucune métaphore, à  part (bien sûr) celle qui sous-tend tout le texte sans pour autant être jamais explicite. En revanche, l'écriture déploie toute son inventivité dans la juxtaposition de remarques et de tonalités hétéroclites ("Je te parle sur l'ton que je veux") . Le doute, l'énervement et la colère s'expriment sur le mode interrogatif ("Faut aller jusqu'au rond point ?" "Il est où ce putain de rond point ?" "Qu'est ce qu'on fout sur l'autoroute?") , mais on a aussi droit à  un festival de mauvaise foi ("Quoi ? j'arrête pas de me plaindre, C'est complètement faux") , d'atermoiements ("J'crois qu'je fais de la rétention d'eau") et de provocations ("En plus elle te trompait, On le sait, on se l'est tous faite") ...
L'oralité de cette chanson se manifeste aussi dans plusieurs exemples de maladresses stylistiques volontaires ("j'espère que les miens sont très très bien", "Nous on le soutient") ou dans des rimes souvent approximatives, qui ne s'appuient parfois que sur les consonnes (arrière / voiture / heures / quelque part ; droite / autoroute) , sur rien (plaindre / jambes ; toi / trompait) , ou alors répétant exactement le même mot (rond point / rond point ?) .
Sur ce fond stylistquement minimaliste, la seule comparaison du texte bénéficie alors d'un impact énorme qui augmente sa drôlerie en la faisant bénéficier d'un effet de surprise indéniable. La phrase "Elle ressemble à  Jean Gabin" juxtapose ainsi les contraires féminin/masculin, inconnu/connu et vivant/mort tout en étant dotée d'une puissance comique liée à  son isolement dans le corps de la chanson, qui ne comporte aucune autre comparaison et aucun autre nom propre (sauf géographique).

plongée en direct de la banquette arrière

Si l'effet tranche de vie est largement construit par un style et un décor délibérément minimalistes (et ainsi universels),le choix des pronoms et des déterminants, entre autres, provoquent un effet de plongée au coeur de l'action. L'auditeur serait alors la cinquième roue du carosse ou le septième copain embarqué dans la petite voiture. La neutralité des indications géographiques, ancrée à  la fois dans l'usage de l'infinitif et dans la simplicité des éléments topographiques mentionnés (« Une fois quittée la Nationale, Faut aller jusqu'au rond point, Prendre à  gauche direction Bonneval [...] A gauche, entrer dans le bourg, Après l'église, deuxième à  droite ») nous permet en outre de suivre l'itinéraire sur une carte comme si on y était.
Mais cet effet de présence est surtout créé par l'usage répété d'articles définis relayés par des démostratifs. Dès les premières secondes de la chanson et sans autre forme de préliminaires, nous sommes sur « la banquette arrière » à  la recherche de « cette fête », perdus sur « la Nationale », puis « l'autoroute », en quête de « ce putain de rond point ». En d'autres termes, plus techniques, tout est fait pour que l'auditeur soit intégré à  la sphère de l'énonciateur, au petit monde de cette belle voix éraillée et chaleureuse qui nous chante les méandres d'un itinéraire problématique. A cet égard, la narration faite sur le mode du « on », entrecoupée de passages pseudo-dialogués à  la première et à  la deuxième personne, est aussi gouvernée par ce principe de fusion entre l'auditeur et le chanteur : l'anonymat et la familiarité du « on » (comparé à  « nous », à  la fois plus précis et plus formel) aboutit à  une forte intégration de l'auditeur, anonyme et proche, dans cette galère auomobile, tandis que le je et le tu jouent la carte de l'échange, de la communication (même si tout cela n'est qu'effet de style, of course ).

Bénabar use ainsi de nombreuses subtilités stylistiques pour créer de toute pièce une tranche de vie et faire croire à  l'auditeur qu'il y était. A l'anniversaire de la Reine, j'étais là  ! Dans la voiture de Bruno, j'étais là ... Et tout ce mécanisme d'identification et de partage est entier tendu vers la communication d'un sentiment diffus mais persistent dans la chanson : un vague malaise lié à  la situation de huis clos.

Le malaise d'un huis clos

un espace fermé

Si les méandres du trajet et la mobilité du véhicule sont des éléments structurant pour la progression de la chanson, l'espace vital mis en place et en musique est essentiellement restreint. Dans un texte marqué par un certain dépouillement stylistique, la répétition du complément de lieu « dans une petite voiture » en ouverture et en conclusion de la chanson met nettement l'accent sur l'étroitesse des dimensions, et en même temps recrée cette impression d'enfermement dans l'espace du texte, puisque la situation de ce complément de lieu en tout début et en toute fin de la chanson constitue en elle-même une sorte de prison linguistique.
Dans ces conditions, nombre d'indices textuels mettent en évidence une sensation de trop plein, conséquence directe de cet enfermement. Peut-être en clin d'oeil à  « Bon Anniversaire », la chanson commence sur le même genre de remaque chiffrée (« A cinq dans la cuisine... » / « A quatre sur la banquette arrière, A six dans une petite voiture... ») ; mais dans « L'Itinéraire » plus que dans « Bon Anniversaire », la répétition parallèle sur deux vers de la même structure fait peser d'emblée une atmosphère de trop plein reclus sur l'ensemble de la chanson.
C'est ainsi que le texte se retrouve lui-même contaminé par cette mouvement d'enfermement / débordement, phénomène qui peut s'observer au niveau de la structure des vers. Comme le montre le premier couplet, le schéma choisi est celui de l'octosyllabe (vers à  huit places assises), mais bien souvent Bénabar fait exploser les limites d'accueil du vers et y fait entrer plus de mots que les normes de sécurité n'en accepteraient réglementairement. Ainsi, il transforme « Je crois que je fais de la rétention d'eau » (11 syllabes) en « J'crois qu'j'fais d'la rétention d'eau » (7 syllabes), compressant au maximum les mots pour les faire entrer, à  peu près, dans la structure de base de l'octosyllabe. Ce phénomène, récurrent dans toute la chanson, s'inscrit alors dans la thématique plus générale du débordement d'un espace restreint et montre que l'on a affaire à  un principe structurant, dépassant le simple thème de la petite voiture, pour mettre en scène une humanité en vase clos.

l'humanité en vase clos

Dans ce huis clos en vadrouille sur le routes incertaines du Loiret et de la vie, le microcosme humain présenté sous la forme d'une bande de copains fonctionne en vase clos. Le monde extérieur n'est plus un référent stable, et c'est dans cette optique que s'inscrit la phrase clé du refrain « Si on reconnaît quelqu'un à  ses copains J'espère que le miens sont très très bien ». En effet, si l'on applique ce théorème à  la situation décrite dans les couplets, chaque membre de l'équipée sert à  la fois de miroir et de d'instrument de mesure de la qualité de son prochain. Le système est clos sur lui-même, et toute intervention extérieure n'aurait pour effet que de multiplier les intermédaires servant d'étalon à  la mesure des qualités humaines d'un des membres.
Ces relations spéculaires entre les personnes (on se reconnaît entre soi) servent aussi de modèle à  d'autres phénomènes décrits dans la chanson... « Je crois que je fais de la rétention d'eau » se plaint quelqu'un. Symboliquement, ce symptome se raccroche parfaitement à  la thématique des relations en vase clos.
Mais c'est surtout les relations du groupe avec la seule figure féminine évoquée qui illustrent un autre aspect, plus délétère, de cette autarcie émotionnelle du groupe. Pour consoler le conducteur de son chagrin d'amour, ses amis lui annoncent « Faut surtout pas que tu la regrettes. En plus elle te trompait, On le sait : on se l'est tous faite ». Point ultime du fonctionnement en vase clos de ce microcosme humain : la femme est condamnée à  tourner au sein d'un groupe qui a décidément beaucoup de difficultés à  s'extraire de son régime autarcique ; la copine d'un devenant en quelque sorte le tronc commun de tous.
Dans ce système qui fonctionne en vase clos, la circularité devient alors une condition existentielle et un mode de relation à  l'autre. Il en résulte que l'itinéraire, symbole de la vie, devient un circuit , un trajet en rond.

un itinéraire qui devient circuit

L'espace fermé de la voiture se transforme donc en vase clos en même temps que l'itinéraire, le trajet qui mène du départ à  l'arrivée, se dessine, au fil de la chanson, plus comme un cercle que comme une ligne droite. Si l'équipée reste enfermée dans la voiture sans moyen de communiquer avec le monde extérieur (« on a bien sûr tenté d'appeler, on n'a laissé que des messages »), son parcours la condamne aussi à  un enfermement en plein air sur un trajet hyperbalisé à  l'avance, puisque « L'itinéraire est formel ». D'ailleurs, l'itinéraire, mot choisi comme titre de la chanson, en devient presque un personnage à  part entière, tout entier voué à  la contrainte et à  l'injonction, sous la forme impérative (« fais demi tour ») ou infinitive (« à  gauche entrer dans le bourg »).
Cet enfermement se traduit dans la topographie même de la chanson : la dynamique du trajet est comme plombée par une malédiction en forme de cercle : « on tourne maintenant depuis deux heures », « fais demi-tour », « faut aller jusqu'au rond-point », « il est où, ce putain de rond point ? ». Le cercle, figure de l'enfermement par excellence, est une force structurante à  l'intérieur comme à  l'extérieur du véhicule, et impregne les paroles comme la ligne musicale de la chanson. Son rythme initial, celui de la valse (du latin volvere rouler) exprime aussi, dans un langage non verbal, à  la fois le malaise et l'ivresse de la situation d'enfermement humain et géographique qui traverse toute la chanson.

A travers les détails fournis par un texte à  la fois dense et anodin, on aperçoit donc que le malaise qui va croissant jusqu'à  la déclaration/révélation finale est principalement lié à  un sentiment d'enfermement physique et mental, verbal et musical exprimé et révélé par une circularité qui s'inscrit à  tout moment de la chanson. Mais la couleur musicale et le texte de la chanson n'en sont pas désespérés pour autant. On perd la voie, certes, mais au final, on trouve aussi sa voix...


Perdre la voie et trouver sa voix

perte des repères

Le texte de "L'itinéraire" déroule en parallèle une carte routière personnalisée et une conversation à  six sur les méandres de l'itinéraire et de l'amitié. Et c'est dans cet espace textuel instable, circulaire et fermé que le brouillage des pistes se transforme en perte généralisée des repères. En effet, même si "L'itinéraire est formel", s'il constitue un horizon sûr, il n'en reste pas moins inaccessible, et bel et bien formel, de pure forme, incapable de guider réellement les six égarés. Il n'existe donc qu'en décalage par rapport à  l'itinéraire effectif de la voiture, comme en témoigne le conditionnel passé "on aurait dû depuis longtemps quitter la Nationale", temps de l'irréel et de l'inaccompli.
Par conséquent, tous les repères indiqués sur l'itinéraire s'effacent dans le flou des pérégrinations automobiles de ces naufragés de la petite voiture. Le rond point, d'abord repère stable du décor périurbain ("Faut aller jusqu'au rond-point") disparaît à  son tour ("Il est où ce putain de rond point ?") et son absence du décor engendre une sur-présence dans le texte qui ne fait que brouiller les pistes un peu plus.
Plus loin sur l'impossible route des festivités amicales, et à  la fin d'un itinéraire pourtant sérieusement balisé, l'église, repère entre tous, repère géographique vertical et surtout ultime repère spirituel, s'efface elle aussi du décor virtuel et formel de l'itinéraire... "Après l'église, deuxième à  droite / J'ai l'impression qu'on se goure / Qu'est ce qu'on fout sur l'autoroute ?" L'église, temple de la Certitude et de la Foi, est escamotée d'un paysage où ce sont les domaines de l'Erreur et de la Sensation qui ont pris le pouvoir ("J'ai l'impression qu'on se goure"...) Conséquence directe : la verticalité spirituelle qu'elle incarnait est immédiatement remplacée par l'horizontalité lucrative de l'autoroute !
Repères objectifs et subjectifs ont donc disparu, pour laisser la 106 errer sur des routes vides de sens... De même, la voix n'a pas de source définie et unique. Bénabar se fait ventriloque et fait vivre plusieurs voix sans les identifier vraiment... Même les repères énonciatifs sont brouillés.

polyphonie

"L'itinéraire" est en effet un patchwork de divers points de vue dont on ignore la plupart des informations habituellement nécessaires à  les identifier. La ligne NOM- Prénom n'est pas remplie, la case Sexe pas cochée... En témoignent l'anonymat collectif du pronom "On", mais aussi, et surtout, les fragments d'un discours amical dispersés dans le texte sans guillemets, sans verbe introducteur, au même plan que la narration des pérégrinations automobiles par le "On". "C'est bon, gare-toi, fais demi tour / Je te parle sur le ton que je veux !" sont probablement des phrases émises par la même personne, mais il y a un chaînon manquant entre le premier vers et le deuxième... Une phrase du conducteur qui pourrait être, au hasard "On a gardé les cochons ensemble pour que tu me parles comme ça ?"
De même, lors de la conversation sur Miss Jean Gabin 2003, le "Nous on le soutient, c'est normal" semble se décomposer en plusieurs voix dans les strophes suivantes. En effet, un seul personnage ne pourrait assumer à  lui seul ce festival de piques et de railleries, et tout se passe comme dans les bandes dessinées, où une bulle peut être commune à  plusieurs personnages. Le discours sur l'ex-copine est assumé collectivement mais comm fragmenté en couples de vers, pour mieux mimer le changement de locuteur : les phrases "Elle n'était pas digne de toi, Faut surtout pas que tu la regrettes" forment une unité de sens, relayée par une autre unité "En plus elle te trompait, on le sait, on se l'est tous faite". La transition entre les deux voix semble s'opérer par le mot de liaison "en plus", tout comme dans la strophe suivante, l'adverbe "vraiment" embraye aussi sur un nouvel argument et sur une nouvelle voix.
Dans cette chanson, Bénabar met donc en scène une multiplicité floue de voix, de tonalités et d'arguments, qui confèrent à  la chanson un aspect polyphonique, lui permettant de faire miroiter sous plusieurs angles la boule à  facettes de l'amitié.

l'amitié comme chemin et comme destination

Le sujet principal de "L'itinéraire", l'amitié, rayonne donc dans toute la chanson, en s'érigeant in fine, à  la fois comme but et comme itinéraire de la vie. En effet, malgré la tonalité piquante et vacharde des deux premières séries de couplets, la fin de la chanson donne lieu à  une véritable révélation sur la place de l'amitié pour cette bande de copains. Le but anecdotique de l'itinéraire tombe finalement aux oubliettes de la chanson : "Tant pis pour cette fête, on la trouvera jamais", tandis que l'amitié passe au premier plan : "J'échangerai pas ma place même si on va dans le mur". La présence d'un but synonyme de néant, d'écrasement voire de mort, le mur, symbolise en effet ce changement radical de priorité, mis en scène et accentué par le changement de mélodie et de longueur des vers (on passe qu quasi octosyllabe au quasi décasyllabe).
Comme l'annonçait Jean Jacques G. il y a quelques années "Il n'y a que les routes qui soient belles, et peu importe où elles nous mènent". Conséquence directe de cette conception hédoniste de la vie, les méandres de l'itinéraire en deviennent sa saveur, dans une voiture devenue cocon, où les points de vue semblent enfin unifiés : "L'itinéraire par la fenêtre va tout droit, on verra bien..." L'accent n'est plus mis sur les tours, détours et demi-tours, mais sur une impression de linéarité et d'harmonie. Plus de passage au style direct libre, le narrateur peut enfin parler au nom du groupe et de lui même sans devoir faire le grand écart. Ainsi, la structure agramaticale de dernière phrase "Serrés à  six dans une petite voiture, j'échangerai pas ma place même si on va dans le mur" (la proposition "serrés à  6 sans une petite voiture" est en apposition du sujet "Je", et devrait donc s'accorder avec lui) incarne à  elle seule la fusion et l'harmonie trouvée au sein du groupe d'amis. Le pluriel et le singulier ne sont plus en désaccord, mais bravent les règles de la grammaire pour mieux exprimer la puissance de cette révélation finale

Et comme j'aime PAS les conclusions non plus, je vous tire ma révérence, le sourire narquois et l'oeil malicieux pour m'en aller pérégriner dans le monde réel...
Modifié en dernier par Elaeudanla le 08 févr. 2004 22:45, modifié 9 fois.
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C'était comme verser du lait-fraise
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cali
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Message par cali »

vous êtes complètement :madsanta: !!!!!

mais je vous trouve qd même très très bien...
A Toulouse il a plu, à  Séville j'ai trop bu, à  Rio j'ai eu le mal du pays...
Pari perdu, je retourne vivre à  Paris!
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Quentin
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Message par Quentin »

Elaeudanla a écrit :je vais réussir l'exploit de rendre chiante une chanson absolument subtile et géniale...
BRAVO TU AS PARFAITEMENT REUSSI !!!! :-)p :-)p
Barbelivien, ministre de la culture...
ragazza
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Message par ragazza »

C'est l'un des textes qui me touche le plus, question je crois de timing (en rapport avec mon évolution personnelle récente) et bien sûr de qualité. Tous les niveaux de lecture me plaisent, mais je scotche surtout sur la métaphore globale. Et je m'amuse à  essayer d'interprêter le maximum de choses par rapport à  cette métaphore. Persuadée pourtant que tout ne s'y rapporte pas, ça m'amuse de voir en quoi certaines phrases peut-être initialement pas "prévues" pour illustrer la métaphore peuvent y coller très bien qd même. Ya les phrase "évidentes" (les dernières notament), les "probables" ("qu'est-ce qu'on fout sur l'autoroute ?", "on aurait dû depuis longtemps quitter la nationale", "c'est bon gare-toi fais demi-tour"...), les "est-ce que ?" ("on n'a laissé que des messages", etc..)

J'trouve ça toujours bizarre mais très très bien en fait, qu'on comprenne à la fois plus et aussi moins que ce que l'auteur y a mis.
"J'me suis barré d'un môme
Qui me toisait dans la glace
Pour voler son piano
Et le jouer à  sa place"
Allain Leprest/Romain Didier - "J'me suis barré d'un môme"
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hulkette
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Message par hulkette »

C'est ma prefff :love: :love: :love: :love: :love:
pour l'instant.
A la fin de ce petit trésor la même des larmes qui me viennent tellement je trouve cela trop trop joli.
Trop trop fort
Embrasssssssssse-moi, embraaaaaaaaaaaaaase-moi, avant que j'dise n'importe quoi, la la la la la la la la laaaa (NJ)
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Doulf
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Message par Doulf »

Elaeudanla a écrit :J'espère qu'aucun prof de lettres ne nous lit,
(...)
(...)
(...)
A SUIVRE...
Si c'était dans le fil de paresseuse, j'aurais une bonne excuse pour ne pas tout lire... :oops: :oops: :oops:
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Sophie
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Message par Sophie »

je savais pas qu'il y avait besoin d'excuses :pasmoi:
Jeune et heureuse mariée de vendée !!
Alice
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Message par Alice »

autre sujet d'étude que je propose à  votre pérspicacité : ce garçon ne deviendrait-il pas hypocondriaque ? pask'un type qui "croit qu'[il] fait de la rétention d'eau", qui "va chez le médecin vérifier qu'il n'a pas le coeur brisé" (dans "les mots d'amour"), et qui a "mal dans le bras" quand il "frôle la crise cardiaque" (dans "dis-lui oui"), je trouve que ça mérite réflexion... :wink:
ebjdçjdrejdpêdc...
Hey bruins !
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Sophie
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Message par Sophie »

ça dépend, a-t'il la jérémiade en bandouillère ? :roll: (merci Marina)
Modifié en dernier par Sophie le 04 juin 2003 14:11, modifié 1 fois.
Jeune et heureuse mariée de vendée !!
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Marina
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Message par Marina »

ou une mycose des dents ? (cette maladie c'est ma préférée ! )

(jérémiade... avec un J comme Jérémie)
Voilà ...
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Message par Miss B »

Sophie a écrit :ça dépend, a-t'il la jérémiade en bandouillère ? :roll: (merci Marina)
... voire la génétique en bandoulière (bandoulière avec un seul l, comme dans.... bandoulière :wink: )
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Num
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Message par Num »

c'est à  "andouille" qu'il y en a deux :pasmoi:
Num héros vert ou héros de charme, ça dépend du T shirt
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Sophie
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Message par Sophie »

Num a écrit :c'est à  "andouille" qu'il y en a deux :pasmoi:
ça s'adressait à  quelqu'un en particulier ? :lol:
Jeune et heureuse mariée de vendée !!
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Kémar
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Message par Kémar »

moi je me suis bien marré à  une fête, je cherchais l'endroit en chantant bénabar ça réconforter dans le froid :mrgreen:

A quatre sur la banquette arrière
A six dans une petite voiture
On tourne maintenant depuis deux heures
Cette fête elle est bien quelque part
LÂ’itinéraire est formel
On aurait dû depuis longtemps
Quitter la Nationale
QuÂ’est-ce quÂ’on fout à  Orléans
CÂ’est bon gare-toi, fais demi-tour
Je te parle sur lÂ’ton que je veux
A cause de toi on fait un détour
DÂ’une centaine de bornes, si peu

Quoi ? jÂ’arrête pas de me plaindre
CÂ’est complètement faux
JÂ’aimerais étendre mes jambes
JÂ’crois quÂ’je fais de la rétention dÂ’eau
Si on reconnaît quelquÂ’un à  ses copains
JÂ’espère que les miens sont très très bien
JÂ’espère surtout quÂ’ils savent où on va
Parce que moi vraiment, les gars, je sais pas
Une fois quitté la Nationale
Faut aller jusquÂ’au rond point ?
Prendre à  gauche direction Bonneval
Il est où ce putain de rond point
ça déprime le conducteur
Qui nÂ’avait déjà  pas le moral
Une femme lui a brisé le cÂœur
Nous on le soutient cÂ’est normal
Elle nÂ’était pas digne de toi
Faut surtout pas que tu la regrettes
En plus elle te trompait
On le sait on se lÂ’est tous faite
Vraiment tu mérites mieux
Elle ressemble à  Jean Gabin
Nous remercie pas mon vieux
CÂ’est fait pour ça les copains
A gauche entrer dans le bourg
Après lÂ’église, deuxième à  droite
JÂ’ai lÂ’impression quÂ’on se goure
QuÂ’est-ce quÂ’on fout sur lÂ’autoroute ?
On a bien sûr tenté dÂ’appeler
On n'a laissé que des messages
JÂ’imagine les portables bien rangés
Dans les blousons sur un lit à  lÂ’étage
Tant pis pour cette fête, on la trouvera jamais
LÂ’itinéraire par la fenêtre, va tout droit
On verra bien
Serrés à  six dans une petite voiture
JÂ’échangerais pas ma place
Même si on va dans lÂ’mur.
Panpanche
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Message par Panpanche »

Sophie a écrit :moi aussi, je crois que c'est une de mes préférées du nouvel album... "si on reconnait quelqu'un à  ses copains"... tellement vrai :-)p
Rien d'autre à  dire :)

Chanson la plus "profonde" pour moi sur cet album ;)
Est-ce de ma faute à  moi
Si j'aime le café et l'odeur du tabac
Me coucher tard la nuit me lever tôt l'après-midi
Aller au resto et boire des apéros
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craquinette
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Message par craquinette »

moi, j'ADORE ..............mais plus qu'entre copains, ça me rappelle quand on cherchait pendant des heures avec mes parents, le gîte qu'on avait loué et qui était toujours perdu à  350 000 kilomètres de la civilisation ............... :-s
Maint'nant qu'j'ai fait le premier pas
T'as plus qu'à r'venir sur les tiens
Si tu t'jettes pas à l'eau, j'me noie
J'te menace pas, je te préviens
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