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«Les bénéfices du doute» , La Tribune de Genève 1/12/2011

Posté : 04 déc. 2011 0:35
par Num
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On l’aimait bien, Bénabar, lorsqu’il valsait sans prétention aucune, son costard de saltimbanque plein de bonbons acidulés. Puis l’homme a pris du grade, a gonflé son jabot. En 2011, la «bénabarmania» est passée. Pourtant, sa renommée va grandissant. Un auteur qui compte, alors!? De retour dans le panier de la ménagère avec treize titres tout neufs (Sony), l’interprète du beau Vélo en 2001 ne retrouve pas son génie d’antan. Ni même n’essaie.

On l’aimait bien, Bénabar, lorsqu’il valsait sans prétention aucune, son costard de saltimbanque plein de bonbons acidulés. Puis l’homme a pris du grade, a gonflé son jabot. En 2011, la «bénabarmania» est passée. Pourtant, sa renommée va grandissant. Un auteur qui compte, alors!? De retour dans le panier de la ménagère avec treize titres tout neufs (Sony), l’interprète du beau Vélo en 2001 ne retrouve pas son génie d’antan. Ni même n’essaie. L’écriture ne décolle jamais, les thèmes (la vie, l’amour, la mort) se résument à trois banalités sans poésie. Lorsque Bénabar chante: «C’est fou le temps que tu perds à te trouver moche», on peut tout aussi bien comprendre: «La chanson, quel ennui…» F.G.