Nogent-sur-Marne (14/07/2002)

"Avec le temps va, tout s'en va" comme j'sais plus qui chantait. Depuis 2002, ce site et ce forum ont connu pas mal de turbulences avec une organisation et une rigueur parfois perfectibles.
On a tenté de retrouver les revues de concerts d'avant "Les Risques du métier" (2003) et de les mettre ici. Car "la mémoire est un bijou" après tout.

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Elaeudanla
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Nogent-sur-Marne (14/07/2002)

Message par Elaeudanla » 01 oct. 2008 18:43

Elaeudanla, le 2002-08-12 a écrit :
Un vieil air de romance vient nous donner la cadence...

Sans canotier, mais peut être avec un peu de vin blanc qu'on boit sous les tonnelles, Bénabar fait guincher les bords de Marne pour le 14 juillet...
Laurent Voulzy chantait "Même si je reste ici, que je passe ma vie à Nogent, j'aurais une vieille chevrolet et dix huit filles dedans !" Bénabar et ses associés n'ont passé qu'une soirée à Nogent mais tout le public aurait bien voulu rentrer dans le mini bus avec lui (surtout moi en fait, car j'ai planté ma caisse sur le chemin aller !)... Faut dire qu'il a mis le feu à une gentille ville de banlieue tout à fait tranquille habituellement. Ce 13 juillet, sa P'tite Monnaie a fait se lever un millier de personnes entassées dans l'amphithéatre sur l'eau. Et c'était un public plutot grand public, pas très alternatif (y avait même une de mes anciennes dame catéchiste avec sa famille nombreuse, c'est dire !)... Mais l'ambiance était si électrique que notre idole a bien failli finir cuit sur sa scène flottante "Vous le voulez comment votre chanteur ce soir ? Bien grillé ?"
La configuration du pestacle a en effet donné lieu à de nombreuses vannes assez inédites, car c'est pas tous les jours que le public est séparé de la scène par un genre de douve ! "Et peut-on affirmer que tous les Grecs s'en... De toute façon, d'ici, je peux dire ce que je veux, on est en off-shore, et c'est moi le tyran. et puis d'abord si vous êtes pas contents, on largue les amarres [et là il se met à ramer avec les pieds du tabouret de son bassiste]" Ce grand blagueur devant l'Eternel a même voulu nous faire croire qu'il y avait eu une inondation et que le public qui avait pris des places à l'orchestre était mort noyé ("je leur dédie ce concert")... Et que les gros bras qui assuraient sa sécurité étaient en fait des hommes grenouilles !
Bref, malgré un son assez pourri et quelques bafouillages, il a pété les plombs comme jamais, si bien que tout le monde était conquis et s'est levé spontanément pour guincher sur la P'tite Monnaie (mais ça je l'ai déjà dit, non ?). Et comme à son habitude, à la fin du concert, après un rappel à base de Majordome (superbe version à la guitare), Bénabar a fait tirer un feu d'artifice sur la Marne.
La grande classe, quoi ! (mais moi, pour faire comme dans le 115, je suis rentrée à pied...)
Moi j'étais chaud comme la braise
Elle c'était un glaçon
C'était comme verser du lait-fraise
Dans un verre de Saint Emilion

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