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Stéphane Guihéneuf, sur M la Music, le 9/10/2005 a écrit:
Thomas Fersen "Le Pavillon des fous"
(Tôt ou tard/Warner)
Quoi de neuf depuis "Le bal des oiseaux", premier opus de Thomas Fersen ? Album après album (celui-ci est le sixième en studio, auquel il faut ajouter deux live), l'artiste qui s'est désormais posé en Bretagne, poursuit sa route musicale loin de la tempête. Pour preuve ce dernier album, "Le pavillon des fous", dans lequel le néo-Breton reste fidèle à son univers. Un monde de maux, où les mots du poète chanteur donnent une nouvelle dimension aux petits travers du quotidien. Cet univers est si singulier qu'il détonne. Original Thomas Fersen, c'est sûr et "Le pavillon des fous" en est une fois encore la brillante illustration.
Chez Thomas Fersen, il est des choses qui ne changent pas. Ainsi, "Le pavillon des fous" ne déroge pas à la règle qui veut que Jean-Baptiste Mondino signe (et soigne) la pochette de cet album qui a bien besoin de se faire soigner, tout maboule qu'il est. Depuis l'album "Les ronds de carottes" qui montre un Fersen portant sur l'épaule un lapin nain, il en est ainsi. Cette fois-ci, ni cochon mort, ni poisson : la ménagerie, pourtant bien présente dans ce nouvel opus ("Mon iguanodon", "Zaza"), ne s'affiche pas aux côtés du chanteur. Cette fois-ci, c'est affublé d'un regard quelque peu efféminé qu'il pose. Un clin d'œil à cette sœur ("Maudie") un peu folle qu'il protège, peut-être ? Avec "Le pavillon des fous", Thomas Fersen revisite les thèmes qu'il affectionne. Il en est ainsi de "Hyacinthe", cet assassin au "prénom de fleur" et "aux grosses mains d'étrangleurs", qui n'est pas sans rappeler "Monsieur" qui "étrangle son semblable... quand il est inconsolable". Après "Bambi", "un jésus de deux mètres", Thomas Fersen nous présente "Zaza", sa chienne. Un animal qui, tout comme Bambi, ne connaît pas la brosse (elle a comme avantage de lui rappeler qu'il a un nez... utile) mais qu'il affectionne tout particulièrement... pas chien Fersen ! Comme sur son précédent opus (sur lequel on entendait la regrettée Marie Trintignant), il invite une voix féminine en la personne de Catherine Ringer, moitié chantante de Rita Mitsouko, sur "Maudie", cette sœur un peu folle sur se prend pour la reine d'Angleterre, et sur laquelle il veille. Alors, affaire de famille que la folie ? Oui serait-on tenté de répondre à l'écoute de "Mon macabre". Un morceau quelque peu déjanté qui voit le chanteur, depuis qu'il s'est cogné la tête, converser avec son squelette. Enregistré pour partie dans le Finistère (Ker Maria), "Le pavillon des fous" ne manque pas d'évoquer cette terre d'adoption qu'est la Bretagne. Ainsi, à l'amour impossible du jeune Blaise de Saint-Jean-du-Doigt (l'amoureux de la pin up punaisée au mur, obligé de baiser son polochon), fait suite une romance avec une belle qui "fait les meilleures galettes / De Lanmeur à Lannion" ("Je n'ai pas la gale"). De Bretagne et d'amour, il en est encore question dans "La chapelle de la joie". L'amour toujours, comme dans "Ma rêveuse", un titre derrière lequel se cache une réelle détresse. D'ailleurs, de "Pégase" à "Cosmos", c'est un Fersen plus grave qui apparait.
Ce nouvel opus a ses revenants : le bassiste Evert Verhees et le batteur Kirt Rust, deux musiciens présents au début de l'aventure en 1993 ("Le bal des oiseaux")- qui est aussi plus basique dans sa stucture. Ainsi, à la basse-batterie des anciens complices repondent piano et guitare. Cet album confirme tout le talent de l'artiste. En joueur de mots, Thomas Fersen n'en finit pas de rafraîchir une chanson française dont il est assurément l'un des plus grands.

pomme a écrit:j'adore ce nouvel album : c'est du fersen mais ill nous surprend encore : il garde son identité tout en sachant évoluer (lui)

Fraggle a écrit:pomme a écrit:j'adore ce nouvel album : c'est du fersen mais ill nous surprend encore : il garde son identité tout en sachant évoluer (lui)
Je trouve ça assez mesquin comme remarque, par exemple, je trouve que non Fersen ne s'est pas vraiment renouvelé sur cet album. C'est du pur Fersen, on aime ou non, on se lasse ou non...
Bénabar, c'est pareil... tout dépend du seuil de tolérance de chacun, de l'histoire de chacun...

Alain a écrit:
J'ai un peu oublié que plus rien n'avait d'importance, que peut être, je n'avais pas d'importance.Rewind.Plein de bonheur. Même si cela ne dure pas. Malgré tout, je voudrais qu'on souvienne de moi.


( j'étais au téléphone, c'est peut etre pour ça
)



Et ses musiciens ! Didju, on s'en rendait déjà compte avec le dvd mais là en vrai de vrai c'est encore mieux...



bouiboui a écrit:1 titre en duo avec Jean Louis Aubert : Métro c'est trop (1er titre de Téléphone ! 12 novembre 76)

, enfin pour nous quoi

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